Je viens principalement chercher de l’air dans la cour, parce qu’on est un peu emprisonné, confiné dans la maison. J’y vais pour permettre à ma fille de sortir et accessoirement pour discuter avec des gens.

Mon rapport aux autres dans la cour varie selon mes humeurs, et mon état de forme. Il est extrêmement variable. Il peut être un peu tendu, il peut y avoir des choses qui m’énervent. C’était surtout le cas en début de confinement, je me disais les gens ne sont pas très sages, ils ne sont pas très sérieux.

Et puis il y a des moments c’est un vrai lieu de convivialité, de rigolades, qui me fait du bien.

Je passe par différents états, des états un peu de ras le bol de la cour, en disant je veux voir autre chose que cette cour, qui devient au fur et à mesure que les jours avancent toute jaune, et un peu laide.

Je n’arrive pas à décrire ce qui me manque, je pense qu’il y a des choses qui me manquent car je ne me sens pas toujours bien dans mes baskets. Ce qui est sûr c’est que ça me manque d’aller où je veux quand je veux.

Je ne pensais pas qu’on arriverait à s’adapter à ce truc, le confinement. Je pensais que ce serait toujours le stress, que ce serait ingérable le travail à la maison avec Célia et Audrey dans l’appartement. Mais en fait en un mois on a fait énormément de progrès par rapport au début où j’étais très angoissé. J’ai pris mes marques et ça c’est assez exceptionnel, je ne l’aurais pas soupçonné. Plus ça va et moins il y a de stress.

Christophe, 51 ans, confiné avec sa compagne et sa fille, habite la résidence depuis 7 ans.