entre deux

entre deux

« S’agit-il de nostalgie, d’une envie ou d’un besoin de préservation, d’une prise de conscience de l’importance de la mémoire et de l’histoire, de la certitude que le patrimoine architectural, sous tous ses aspects, fait partie de notre culture ? La proposition de Vincent Fillon […] est cependant tout à fait originale. Celui qui sait documenter, rendre compte, mettre en perspective espaces et bâtiments a choisi d’insuffler une forme de distance poétique à ce qui pourrait tourner au constat. Il opère pour cela de façon à la fois simple, juste par surimpression – qu’il retravaille certainement avec une grande finesse – et nous propose une nouvelle problématique, plus difficile à lire, dans laquelle nous allons perdre nos repères spatiaux. […] Nous n’éprouvons cependant pas de prime abord le sentiment de “truquage” car la palette reste homogène, cohérente, les lumières se fondent sans jamais lutter et seuls les volumes restent inexplicables. Contrairement aux apparences, alors que nous essayons de décrypter des espaces, c’est au temps que nous sommes confrontés. À l’impossibilité de le saisir, de le fixer, de le penser vraiment peut-être. »

Christian Caujolle, fondateur de l’agence VU